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L’Orchestrerie est un ensemble ovni, amateur mais joyeusement ambitieux, réunissant une quarantaine de Musiciens de tous horizons et de tous profils, motivés par les arrangements originaux d’une Chef aussi débridée que pointue. 

De sa croisière, les rivages sont éclectiques : du jazz au beatbox, de la symphonie au punk. Avec une seule exigence commune : point de clivage de genre, tout ce qui est Bon nous plaît.
 
Plate-forme protéiforme de talents, où sonnent ensemble tout un tas de gens et d’histoires, on y croise une harpe celtique, tout autant que quelques violons et guitares électriques. S’il le fallait, on ne craindrait pas d’y faire sonner ensemble une cloche en ré, et le bruit des pas dans la neige.
 
Atelier chaleureusement audacieux, ouvert à tous, l’Orchetrerie poursuit la velléité exigeante de former à un niveau musical et interprétatif certain, des musiciens au départ amateurs. Sans condition de niveau minimum autre que la personnalité et la motivation. 
 
On y découvre l’ivresse de jouer ensemble, de porter les autres et d’être portés par eux. De s’étirer comme un chat au soleil dans cet espace de rédemption musicale déjanté mais précis. Car l’Orchestrerie se fonde sur un cheminement personnel autant que musical : y entrer, c’est aussi gérer sa peur et ses limites imaginaires, c’est dire bonjour à ce que l’on croyait réservé à l’élite, et au préjugé, faire mordre la poussière. 
 
Aussi ouvert qu’un port vénitien d’épices, aussi chaleureux que le cocon des Poètes Disparus : entrez dans le Cercle…

 

LES AXES DU PROJET

 

Offrir un cadre joyeusement ambitieux, réellement formateur, un répertoire exigeant, à des musiciens pourtant amateurs, parfois autodidactes, ayant commencé la musique adultes, ou sous la douche. Pas de plafond de verre, on peut être brillant à 57 ans ; comme à 12. 
Dépasser les clivages culturels : la musique classique n’est pas la marotte du vieux schnoque, elle n’est rien d’autre, au contraire, que du révolutionnaire qui a réussi. 
De la même manière, une chanson punk, peut s’avérer être une musique très profonde et ciselée. 
Bref, travailler les interprétations et les arrangements dans ce sens. Revisiter. Faire goûter la force vive de ce qu’on avait cru ennuyeux et pénible. Enlever les perruques, dénouer la cravate, délier les couettes. Remettre le Beau dans la rue et dans la quotidienneté – c’est peut-être l’endroit qui lui sied le mieux.
Dépasser les clivages sociétaux : le groupe est ouvert à tous les niveaux (pas de niveau minimum), tous les âges, tous les profils. Le plus jeune des musiciens du groupe a 15 ans, le plus âgé, 73. La plus expérimentée est pro, la plus débutante, elle, contemple 6 mois de pratique. Certains ne savaient pas lire la musique à leur arrivée. Tous sont munis de l’entonnoir magique de ce que les anglo-saxons appellent l’empowerment : nous sommes producteurs de nos moyens et de nos destins. Le but est de créer un microcosme émulatoire.
Une instrumentation souple, pourtant ambitieuse et non limitée en termes d’écriture, est composée sur mesure par la Chef, dans le respect du niveau, du profil de chacun. L’Orchestrerie ne joue que des arrangements originaux et sur mesure. Un soin particulier est porté à ce que tous trouvent leur place, comme à la cohérence de l’ensemble -improbable de prime abord- des instruments présents.
 
 
On peut très bien jouer de la flûte baroque quand on vient de nulle part ; on peut commencer la musique à 60 ans et aller loin ; on peut s’appeler Brandon, jouer du clavecin à 16 ans, et avoir la classe. L’objectif pédagogique se fonde entre autres sur une juste lecture du fonctionnement cognitif de chacun : si l’un va vite, le laisser aller vite, tout amateur qu’il fut. Et lui mettre, accessoirement, un mât et des voiles.